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Deux navigateurs bandolais secourus à 2 reprises par les sauveteurs en mer

Des navigateurs aguerris

Martine et Gérard, bandolais, ont navigué autour du monde pendant près de dix ans, à bord d’un voilier Passoa 47 du chantier Garcia, avant de s’adonner à des croisières plus « classiques » en Méditerranée, à bord d’un Bavaria 38.

Une première fois en 2005 dans le Pacifique

A la fin du mois de juin 2005, Martine et Gérard, qui naviguent dans le pacifique, décident de rejoindre la Nouvelle Calédonie au départ de la Nouvelle Zélande. Une traversée de quelques 1300 milles à bord de leur voilier, un PASSOA 47 de chez GARCIA.
Les prévisions météo pour les prochains jours semblent correctes et le voyage s’amorce dans de bonnes conditions. Après 200 milles de navigation, les conditions météo vont se dégrader rapidement avec un vent de secteur ESE qui va passer de 10/15 noeuds à 40 noeuds avec des rafales à 50/60 noeuds. Alors qu’ils naviguent bâbord amures dans une mer grosse, une vague va coucher le bateau et éjecter Martine par dessus bord.
Attachée à sa ligne de vie elle remontera à bord aidé par Gérard.
Le bateau à souffert sous le choc. Le moteur ne démarre plus, l’électronique est HS et beaucoup d’eau est rentrée à l’intérieur. Le bateau ne répond plus sous la barre et dérive vers l’Est.
Dans la nuit, Martine et Gérard,  à 170 nautiques de leur point de départ décident d’activer leur balise de détresse. Au petit matin ils seront localisés par un avion de recherche néo-zélandais et seront secourus par un cargo en fin de matinée.
Le bateau abandonné sera finalement récupéré quelques jours après.

Une deuxième fois en 2017 en Méditerranée

Parti des Baléares pour rejoindre leur port d’attache de Bandol malgré un avis de vent fort, Martine et Gérard vont subir une nouvelle épreuve. Dans un vent de NNW à 40 noeuds, ils vont connaitre plusieurs avaries successives qui vont les priver de voiles, puis de moteur. Les deux marins aguerris prennent la décision de se laisser dériver à la cape sèche et ce n’est que trois jours plus tard, à 75 nautiques des côtes Corse, dans l’ouest d’Ajaccio, dans une mer très forte avec des creux de 4 à 6 mètres, qu’ils demanderont finalement assistance au petit matin, en déclenchant leur balise de détresse, une ACR Globalfix.
A 06hOO Le CROSS MED déclenchera les opérations de secours en envoyant sur la zone d’émission de la balise un hélicoptère Puma de la base aérienne 126 de Solenzara-Ventiseri pendant que la SNSM d’Ajaccio se tenait en alerte.
Deux plongeurs-sauveteurs hélitreuillés pourront dégager l’hélice et le safran, sous le bateau, en coupant les écoutes de génois dans lesquelles ils étaient entravés. Le bateau pourra finalement rejoindre le port d’Ajaccio par ses propres moyens.

photo : BA 126
 

Le fabricant de balises heureux du dénouement

Il n’est pas commun qu’un plaisancier ait à déclencher une balise de détresse  à deux reprises au cours de sa vie de navigateur. Martine et Gérard s’en seraient-ils sortis s’ils n’avaient pas disposé d’une balise de détresse EPIRB avec GPS. Pas si sûr.
“La balise (ACR Globalfix V4 cat II) a très bien fonctionné, achetée avant le départ,  ils nous l’ont changée gratuitement. Elle est facile à poser, à déclencher et aussi à arrêter.
Maintenant nous tiendrons davantage compte de la météo, surtout en Méditerranée.”

Le fabricant de balises américain “ACR”, touché par leurs deux mésaventures s’est déplacé de son bureau européen de Southampton (Angleterre) jusqu’à Bandol afin de remettre à Martine et Gérard une plaque personnalisée du  “Survivor-Club”.
Guillaume DELCOURT – Directeur des ventes –  a profité de l’occasion pour leur offrir  également une nouvelle balise “GlobalFiX  V4” tout en leur souhaitant de n’avoir plus jamais à l’activer.

C’est au magasin d’accastillage Bigship situé dans l’enceinte de Yacht Park à Bandol, là où la balise avait été achetée, qu’avait lieu une petite réception à laquelle la SNSM  de Bandol était conviée, organisée par Nathalie ROGER, la responsable du magasin.

“Nous sommes fiers d’avoir fourni à Martine et Gérard une balise qui leur a certainement sauvé la vie. Nous aurions bien sûr préféré qu’ils n’aient jamais eu à l’activer.”

Ces deux opérations de sauvetage, qui se sont bien terminées, rappellent à quel point il est dangereux de prendre la mer lorsque les conditions météorologiques sont dégradées.

Il est fortement recommandé de reporter toutes sorties lorsque les conditions météorologiques sont dangereuses. Les navigateurs et les usagers de la mer ne doivent jamais prendre de risques inutiles en sous estimant ses dangers.
La prudence, la vigilance, la solidarité et la responsabilité sont les atouts essentiels de la sécurité en mer.

 

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