Préserver l’environnement

La mer est un espace naturel que nous partageons : protégez-le en respectant l’environnement, adoptez les bonnes pratiques.

Prévenir les pollutions

En mer comme sur terre, les déchets et les substances polluantes peuvent nuire à la vie ou au développement de nombreuses espèces.
Utilisez des sacs lourds ou des paniers pour transporter vos affaires car un sac trop léger risque de s’envoler.
Soyez attentif à tous les objets légers que le vent risque d’entraîner dans l’eau, comme les sacs ou bouteilles en plastique.
Utilisez un cendrier de poche pour ne pas jeter de mégots par-dessus bord. Ils mettent du temps à se décomposer, contiennent diverses substances polluantes ou nocives pour la santé des animaux qui sont susceptibles de les avaler.
Ne jetez pas de déchets dans l’eau.

Ramassez sur le littoral et dans l’eau les sacs plastiques qui sont un véritable fléau.

Entiers ou fragmentés, ils sont ingérés par des animaux marins (poissons, oiseaux, etc.) qui les confondent avec leur alimentation.

Le plastique est une source de pollution par lui-même et par sa capacité à accumuler les polluants présents dans l’eau. Finalement, ce sont tous les consommateurs de poissons, coquillages et crustacés qui risquent d’ingérer des animaux contaminés du fait de négligences humaines.

Navigation

Évitez le dérangement des espèces de la flore et de la faune terrestres et marines présentes sur le site en occasionnant bruit et émissions polluantes pouvant leur porter atteinte.
Naviguez à distance des espèces protégées, notamment les mammifères marins, les tortues marines ou les oiseaux marins, afin de ne pas les perturber.

Ne les poursuivez pas pour mieux les voir, ne coupez pas leur trajectoire, préférez les observer à distance.En aucun cas vous ne devez tenter de les toucher.

 

Mouillage

Choisissez soigneusement votre zone de mouillage et vérifiez que le mouillage choisi ne se trouve pas dans une zone protégée.

Mouillez en priorité sur le sable afin de préserver les herbiers de posidonies.
Evitez de traîner l’ancre sur le fond : de nombreuses espèces vulnérables vivent et se reproduisent au fond de l’eau.

Limitez la propagation des espèces invasives (caulerpa taxifolia) en rinçant l’ancre à sa remontée sur le pont.
Privilégiez l’amarrage à un corps-mort plutôt que le mouillage sauvage lorsque cela est possible.

La Pêche maritime de loisir en Méditerranée

Il existe environ 2,5 millions de pêcheurs maritimes de loisir. C’est une activité particulièrement prisée des vacanciers, mais qui n’est pas sans impact sur les milieux littoraux et aquatiques.
Respectez la réglementation.

Engins autorisés en pêche de loisir en Méditerranée

• deux palangres munies chacune de trente hameçons
• deux casiers
• une foëne
• une épuisette ou “salabre”
• des lignes gréées sous condition que l’ensemble des lignes utilisées en action de pêche soit équipé au maximum de douze hameçons, un leurre étant équivalent à un hameçon
• une grappette à dents

Engins formellement interdits en Méditerranée

il est interdit de détenir et d’utiliser tout :
• vire-casier
• vire-filet
• treuil
• potence mécanisée ou mécanisme d’assistance électrique ou hydraulique permettant de remonter les lignes de pêche et engins de pêche à bord.

Toutefois, la détention et l’utilisation d’engins électriques de type vire-lignes électriques ou moulinets électriques est autorisée dans la limite de trois engins électriques par navire, d’une puissance maximale de 800 watts chacun.

Le marquage des espèces pêchées

le marquage des captures dans le cadre de la pêche maritime de loisir.
Il s’applique par l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale.

 

Liste des espèces devant faire l’objet d’un marquage

• Bar/Loup Dicentrarchus labrax
• Maigre Argyrosomus regius
• Cabillaud Gadus morhua
• Lieu noir Pollachius virens
• Lieu jaune Pollachius pollachius
• Pagre Pagrus pagrus
• Corb Sciaena umbra
• Rascasse rouge Scorpaena scrofa
• Denti Dentex dentex
• Sar commun Diplodus sargus sargus
• Dorade royale Sparus aurata
• Dorade coryphène coryphaena hippurus
• Makaire bleu Makaira nigricans
• Sole Solea solea
• Thon jaune Thunnus albacores
• Thazard/Job Acanthocybium solandri
• Bonite Sarda sarda
• Homard Homarus gammarus
• Langouste Palinurus elephas
• Espadon Xiphias gladius
• Espadon voilier Istiophorus platypterus
• Marlin bleu Makaira mazara
• Maquereau Scomber scombrus

• Voilier de l’Atlantique Istiophorus albicans

 
 

Tailles minimales des espèces

 
ANCHOIS Engraulis encrasicolus 9 cm
BAR COMMUN/ LOUP Dicentrarchus labrax 30 cm
CERNIER ATLANTIQUE Polyprion americanus 45 cm
CHAPON Scorpanea scofra 30 cm
CHINCHARDS Trachurus spp. 15 cm
CONGRE Conger conger 60 cm
CORB Sciaena umbra 35 cm
DORADE GRISE Spondyliosoma cantharus 23 cm
DORADE COMMUNE/ PAGEOT ROSE Pagellus bogaraveo 33 cm
DORADE ROYALE Sparus aurata 23 cm
MAIGRE Argyrosomus regius 45 cm
MAQUEREAUX Scomber spp. 18 cm
MARBRE Lithognathus mormyrus 20 cm
MERLU Merluccius merluccius 20 cm
MEROUS Epinephelus spp. 45 cm
MOSTELLES Phycis spp. 30 cm
PAGEOT ACARNE Pagellus acarne 17 cm
PAGEOT ROUGE Pagellus erythrinus 15 cm
PAGRE COMMUN Pagrus pagrus 18 cm
ROUGETS Mullus spp. 15 cm
SAR COMMUN Diplodus sargus 23 cm
SAR à museau pointu Diplodus puntazzo 18 cm
SAR à tête noire Diplodus vulgaris 18 cm
SARDINE Sardina pilchardus 11 cm
SOLES Solea spp. 24 cm
SPARAILLON Diplodus annularis 12 cm
 
 

Périodes et quantités pour certaines espèces

Oursins :
• dans les départements du var, des Bouches du Rhône et des Alpes Maritimes, la pêche des oursins est autorisée du 1er novembre au 15 avril
• en pêche sous-marine ou en pêche à pied : 4 douzaines d’oursins par pêcheur et par jour
• En pêche au moyen d’un navire de plaisance : 4 douzaines d’oursins par pêcheur et par jour avec un maximum de 10 douzaines d’oursins par navire et par jour, au-delà de deux personnes embarquées.
• Taille minimale : 5 cm (piquants exclus)

Espadon :
La pêche de loisir de l’espadon ne peut s’exercer que du 1er avril au 31 décembre et qu’en no kill (pêcher/relâcher) consistant à relâcher le poisson vivant immédiatement après sa capture.

Thon rouge :
La pêche de loisir du thon rouge est soumise à autorisation, limitée dans le temps, limitée par des quotas (1 thon/jour/bateau)
Débarquement obligatoire du thon entier avec bague de marquage et déclaration de la prise au maximum dans les 48h à France Agrimer
Taille minimale : 30 kg ou 115 cm
 

Pêches interdites de certaines espèces

Le Corb : En Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon la pêche du Corb est interdite
Le Mérou : En Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon la pêche du Mérou est interdite
 

La Division 240

La division 240

RÉGLEMENTATION DE SÉCURITÉ 
Division 240

 Le matériel d’armement et de sécurité et les limites d’utilisation 

Quel que soit leur pavillon, les navires de plaisance appartenant à des personnes ayant leur résidence principale en France sont soumis, dans les eaux territoriales françaises, aux même règles de matériel de sécurité et de permis plaisance que les navires français. 

 Le matériel d’armement et de sécurité embarqué à bord des embarcations de plaisance doit être adapté à la navigation pratiquée. Il est déterminé en fonction de la distance d’éloignement d’un abri. 

 La division 240 est applicable à tous les navires de plaisance à usage personnel ou de formation, de longueur de coque inférieure ou égale à 24 mètres. Afin de mieux répondre aux exigences de sécurité, une nouvelle zone de navigation semi-hauturière a été créée. 

Les règles d’embarquement du matériel de sécurité

Une seule règle d’embarquement du matériel de sécurité vaut pour tous les types d’embarcations, en fonction de l’éloignement d’un abri.

Qu’est-ce qu’un abri ?

Un abri est un endroit de la côte ou tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment ainsi que des caractéristiques de l’engin, de l’embarcation ou du navire.

Le Chef de bord embarque le matériel de sécurité adapté à la navigation pratiquée

• dotation basique à moins de 2 milles d’un abri ;

• dotation côtière de 2 à 6 milles d’un abri (dotation basique complétée) ;

• dotation semi-hauturière au-delà de 6 milles et jusqu’à 60 milles d’un abri (dotation côtière complétée) ;

• dotation hauturière au-delà de 60 milles d’un abri (dotation semi-hauturière complétée).

Le chef de bord responsabilisé

Le chef de bord est le membre d’équipage responsable de la conduite du navire, de la tenue du journal de bord lorsqu’il est exigé, du respect des règlements et de la sécurité des personnes embarquées.

Il doit y avoir un chef de bord désigné par navire.

Le matériel à embarquer

Les équipements individuels de flottabilité (EIF) 

Ils doivent être adaptés à la morphologie des personnes embarquées. Le chef de bord doit s’assurer que chaque personne possède bien son équipement.

Ces équipements sont marqués CE ou “barre à roue”. Les brassières approuvées marine marchande française (MMF) ne peuvent plus être embarquées depuis le 01/01/2011.

Le port d’un EIF par chaque personne peut dorénavant dispenser d’embarquer un dispositif de repérage et d’assistance pour personne tombée à l’eau dans les conditions suivantes :

• navigation jusqu’à 6 milles d’un abri ;

• EIF muni d’un dispositif de repérage lumineux individuel 

Dispositif de repérage lumineux : « Pour être secouru il faut être vu »

Ce dispositif peut être une lampe torche étanche (collective) ou un moyen lumineux individuel (pour chaque personne), type lampe Flash ou cyalume, qui doit être assujetti à chaque EIF ou porté par chaque personne. Son autonomie est d’au moins 6 heures.

VHF

Depuis le 1er janvier 2017, une installation radioélectrique VHF fixe doit être embarqué dans la dotation semi-hauturière (au-delà de 6 milles et jusqu’à 60 milles d’un abri).

Dispositif de lutte contre l’incendie

– Extincteurs :

La durée de vie et la périodicité de contrôle des extincteurs sont fixées par le fabricant. Le matériel embarqué doit être à jour des visites d’entretien ainsi définies. Les extincteurs doivent être marqués CE ou “barre à roue”.

Pour les embarcations marquées « CE », les moyens de lutte (nombre, capacité, emplacement, agent extincteur) sont définis par le fabriquant de l’embarcation, qui a évalué les risques d’incendie et de propagation du feu. Soit l’embarcation est pourvue des équipements de lutte, soit l’emplacement et la capacité de ces équipements sont indiqués (sur l’embarcation et dans le manuel du propriétaire).

Pour les embarcations non marqués « CE », les moyens de lutte contre l’incendie sont définis par la division 245.

– Couverture anti-feu :

Elles doivent être conformes à la norme EN 1869

 

Fiche d’information L’Equipement de sécurité des navires de plaisance en mer

Equipement Secu Plaisance 4p DEF Web

 

Le 196 numéro d’urgence en mer

196 numéro d'urgence

Ce numéro d’appel d’urgence – qui rappelle le canal 16 de la VHF – permet de joindre directement et gratuitement, depuis un poste fixe ou un portable, un centre de sauvetage en mer, 7 jours sur 7 et 24 h sur 24.

Depuis la mise en place du 196, les CROSS (Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage), sont considérés comme des services d’urgence. Ils peuvent ainsi solliciter les opérateurs de téléphonie pour pouvoir disposer de la localisation de l’appelant.

Le 196 ne remplace pas le 112 – numéro d’urgence terrestre européen – et ne se substitue pas au canal 16 de la VHF qui reste le moyen le plus approprié à la disposition des marins pour donner l’alerte et communiquer avec les sauveteurs.

Ce numéro d’appel d’urgence gratuit est essentiellement destiné aux personnes qui, depuis le rivage, sont témoins d’une situation de détresse en mer.