La Division 240

La division 240

RÉGLEMENTATION DE SÉCURITÉ 
Division 240

 Le matériel d’armement et de sécurité et les limites d’utilisation 

Quel que soit leur pavillon, les navires de plaisance appartenant à des personnes ayant leur résidence principale en France sont soumis, dans les eaux territoriales françaises, aux même règles de matériel de sécurité et de permis plaisance que les navires français. 

 Le matériel d’armement et de sécurité embarqué à bord des embarcations de plaisance doit être adapté à la navigation pratiquée. Il est déterminé en fonction de la distance d’éloignement d’un abri. 

 La division 240 est applicable à tous les navires de plaisance à usage personnel ou de formation, de longueur de coque inférieure ou égale à 24 mètres. Afin de mieux répondre aux exigences de sécurité, une nouvelle zone de navigation semi-hauturière a été créée. 

Les règles d’embarquement du matériel de sécurité

Une seule règle d’embarquement du matériel de sécurité vaut pour tous les types d’embarcations, en fonction de l’éloignement d’un abri.

Qu’est-ce qu’un abri ?

Un abri est un endroit de la côte ou tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment ainsi que des caractéristiques de l’engin, de l’embarcation ou du navire.

Le Chef de bord embarque le matériel de sécurité adapté à la navigation pratiquée

• dotation basique à moins de 2 milles d’un abri ;

• dotation côtière de 2 à 6 milles d’un abri (dotation basique complétée) ;

• dotation semi-hauturière au-delà de 6 milles et jusqu’à 60 milles d’un abri (dotation côtière complétée) ;

• dotation hauturière au-delà de 60 milles d’un abri (dotation semi-hauturière complétée).

Le chef de bord responsabilisé

Le chef de bord est le membre d’équipage responsable de la conduite du navire, de la tenue du journal de bord lorsqu’il est exigé, du respect des règlements et de la sécurité des personnes embarquées.

Il doit y avoir un chef de bord désigné par navire.

Le matériel à embarquer

Les équipements individuels de flottabilité (EIF) 

Ils doivent être adaptés à la morphologie des personnes embarquées. Le chef de bord doit s’assurer que chaque personne possède bien son équipement.

Ces équipements sont marqués CE ou “barre à roue”. Les brassières approuvées marine marchande française (MMF) ne peuvent plus être embarquées depuis le 01/01/2011.

Le port d’un EIF par chaque personne peut dorénavant dispenser d’embarquer un dispositif de repérage et d’assistance pour personne tombée à l’eau dans les conditions suivantes :

• navigation jusqu’à 6 milles d’un abri ;

• EIF muni d’un dispositif de repérage lumineux individuel 

Dispositif de repérage lumineux : « Pour être secouru il faut être vu »

Ce dispositif peut être une lampe torche étanche (collective) ou un moyen lumineux individuel (pour chaque personne), type lampe Flash ou cyalume, qui doit être assujetti à chaque EIF ou porté par chaque personne. Son autonomie est d’au moins 6 heures.

VHF

Depuis le 1er janvier 2017, une installation radioélectrique VHF fixe doit être embarqué dans la dotation semi-hauturière (au-delà de 6 milles et jusqu’à 60 milles d’un abri).

Dispositif de lutte contre l’incendie

– Extincteurs :

La durée de vie et la périodicité de contrôle des extincteurs sont fixées par le fabricant. Le matériel embarqué doit être à jour des visites d’entretien ainsi définies. Les extincteurs doivent être marqués CE ou “barre à roue”.

Pour les embarcations marquées « CE », les moyens de lutte (nombre, capacité, emplacement, agent extincteur) sont définis par le fabriquant de l’embarcation, qui a évalué les risques d’incendie et de propagation du feu. Soit l’embarcation est pourvue des équipements de lutte, soit l’emplacement et la capacité de ces équipements sont indiqués (sur l’embarcation et dans le manuel du propriétaire).

Pour les embarcations non marqués « CE », les moyens de lutte contre l’incendie sont définis par la division 245.

– Couverture anti-feu :

Elles doivent être conformes à la norme EN 1869

 

Fiche d’information L’Equipement de sécurité des navires de plaisance en mer

Equipement Secu Plaisance 4p DEF Web

 

Le 196 numéro d’urgence en mer

196 numéro d'urgence

Ce numéro d’appel d’urgence – qui rappelle le canal 16 de la VHF – permet de joindre directement et gratuitement, depuis un poste fixe ou un portable, un centre de sauvetage en mer, 7 jours sur 7 et 24 h sur 24.

Depuis la mise en place du 196, les CROSS (Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage), sont considérés comme des services d’urgence. Ils peuvent ainsi solliciter les opérateurs de téléphonie pour pouvoir disposer de la localisation de l’appelant.

Le 196 ne remplace pas le 112 – numéro d’urgence terrestre européen – et ne se substitue pas au canal 16 de la VHF qui reste le moyen le plus approprié à la disposition des marins pour donner l’alerte et communiquer avec les sauveteurs.

Ce numéro d’appel d’urgence gratuit est essentiellement destiné aux personnes qui, depuis le rivage, sont témoins d’une situation de détresse en mer.

Baignade – Hydrocution – Insolatation

La Baignade

Pour que la baignade reste un moment de plaisir et de détente, il est important de respecter certaines règles énoncées dans cette fiche. Baignez-vous sur les plages surveillées et pendant les heures de surveillance. Renseignez-vous auprès des Sauveteurs en Mer au poste de surveillance et de secours de la plage sur les dangers éventuels :
  • les courants,
  • les conditions météorologiques,
  • les conditions de températures (eau – air),
  • les vents de terre,
  • les horaires de surveillance de la plage.
La plupart de ces renseignements figurent sur un panneau apposé sur ou à côté du poste de secours. Avant de vous baignez, regardez la couleur de la flamme hissée en haut d’un mât près du poste de secours. Elle signifie :
Flamme verte Baignade surveillée
Flamme orange ou jaune Baignade dangereuse mais surveillée
Flamme rouge Baignade interdite

Attention

Flamme baissée Sauveteurs en intervention, baignade non surveillée
Absence de flamme Pas de surveillance, le poste de secours n’est pas ouvert (voir dates et heures)
Attendez que la flamme soit de nouveau hissée avant d’aller vous baigner. Ne vous baignez que si vous êtes en bonne condition physique. Ne vous  baignez pas quand vous êtes fatigué (après un long voyage, etc.), et surtout ne vous baignez jamais seul. Même un très bon nageur peut être victime d’une crampe ou d’un malaise. Ne surestimez pas vos capacités. Entamez progressivement vos activités physiques. Baignez-vous toujours dans les zones surveillées, jamais dans une zone interdite ou signalée dangereuse.

Conseils pour éviter l’Hydrocution

L’Hydrocution est la réaction du corps à un brusque changement de température. Ex. : se jeter dans l’eau après une longue exposition au soleil L’hydrocution est une syncope due à l’immersion dans l’eau. Evitez les changements brutaux de température
  • Ne  vous baignez pas  après un repas copieux,
  • Ni après une exposition prolongée au soleil,
  • Pas de baignade si vous êtes fatigué (après un long voyage)
  • Ne vous amusez pas à jeter quelqu’un à l’eau.
Mettez-vous à l’ombre après une longue exposition au soleil afin que votre corps retrouve une température normale avant d’aller vous baigner.
  • Entrez dans l’eau progressivement, aspergez-vous les bras, le torse, le visage puis la nuque.
  • Portez une combinaison isothermique pour la pratique des sports nautiques même s’il fait chaud. La différence de température entre l’air et l’eau pourrait vous occasionner une hydrocution.
Le choc thermique est souvent fatal. Si vous êtes témoin de cet accident :
  • Maintenez la tête de la personne hors de l’eau si vous en êtes capable.
  • Ne prenez pas le risque de vous mettre en difficulté pour porter assistance à quelqu’un si vous n’êtes pas sûr de vos possibilités (cela ferait deux accidents au lieu d’un).
  • Prévenez les sauveteurs au poste de secours qui donneront les premiers soins et feront transporter la personne vers un Centre Hospitalier.

Attention au coup de chaleur

Le coup de chaleur « classique » survient en dehors de tout effort : fortes chaleurs estivales, longues expositions au soleil…Le coup de chaleur « d’exercice », beaucoup plus rare,  est lié à un effort musculaire intense ou prolongé. Le coup de chaleur se caractérise par une élévation de la température du corps supérieure à 40° associée à des troubles de la conscience : délire, perte de connaissance, convulsions, coma…). Le coup de chaleur doit être traité rapidement pour éviter des séquelles neurologiques graves. Il peut survenir très vite chez les jeunes enfants. Le coup de chaleur peut entraîner le décès de la personne.

Et à l’insolation

C’est la forme modérée et la plus courante du coup de chaleur. Elle est liée à une exposition prolongée au soleil.
  • Evitez l’insolation
  • Evitez les expositions intempestives et prolongées au soleil.
  • Protégez-vous de la chaleur lorsqu’elle est trop forte. Ne sortez pas aux heures les plus chaudes de la journée.
  • Buvez régulièrement pour ne pas vous déshydrater (la déshydratation augmente les risques de coup de chaleur).
Les symptômes  Des maux de tête, une raideur de la nuque, des nausées, des vomissements. Une fièvre élevée qui résiste à l’aspirine et au paracétamol. Parfois des convulsions,  voire un coma. L’insolation n’est jamais bénigne et doit être traitée rapidement.

Traiter l’insolation

Si vous êtes sur la plage, prévenez les sauveteurs au poste de secours. Ils sauront ce qu’il convient de faire. Sinon pratiquez ces quelques gestes simples pour faire chuter la température du corps.
  1. Mettez la personne dans un endroit frais.
  2. Déshabillez-la afin de favoriser les échanges thermiques au niveau de la peau.
  3. Mouillez-la avec de l’eau à peine tiède ou fraîche. Pas d’eau froide qui risquerait de déclencher un choc thermique et aggraverait son état. En s’évaporant l’eau  rafraîchira sa peau. Recommencer cette opération jusqu’à récupération d’une température normale.
  4. Dirigez sur elle l’air pulsé par un ventilateur pour aider sa chaleur à s’évacuer.
  5. Faites-la boire pour la réhydrater (uniquement si elle est consciente).
  6. Alerter les secours

La chute à la mer

 

 

 

  • Porter systématiquement un gilet de sauvetage avant de monter sur le pont;
  • Porter des chaussures à semelles antidérapantes;
  • Se déplacer jambes souples et le corps penché vers le centre du bateau;
  • Anticiper les mouvements du bateau en regardant la mer autour de soi;
  • Ne pas courir sur le pont;
  • Se tenir en permanence à quelque chose de solide : « une main pour soi,  une pour le bateau »;
  • Vérifier régulièrement l’état des lignes de vie, des points de fixations et du harnais;
  • Capeler, harnais et gilet de sauvetage lorsque le temps forcit et  systématiquement la nuit;
  • Equiper le tour du bateau de filets de protection si des enfants sont à bord;
  • Seul à la barre ou sous pilote automatique, laisser un traînard de sécurité d’environ 60 m flottant à l’arrière du bateau et un flotteur très visible au bout;
  • Ne pas uriner à l’extérieur sans être amarré;
  • Ne jamais plonger en mer  sans laisser une personne compétente à bord et sans la présence d’une échelle pour remonter.

La chute d’une personne en mer est la première cause de décès et de disparition en mer.

Prenez la mer pas les risques !