LA SNSM ENGAGE UN PARTENARIAT AVEC LE LYCÉE PROFESSIONNEL DE LA COUDOULIÈRE A SIX-FOURS-LES-PLAGES

Depuis vendredi, une dizaine de sauveteurs en mer bénévoles de la SNSM, venus de Bretagne, des Hauts de France et de Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur , participe à la première session “maintenance hors-bord” qui se déroule les 16, 17 et 18 novembre au lycée professionnel La Coudoulière de Six-Fours-Les-Plages.
Trois sauveteurs de la station de Bandol participent à cette formation.

Traditionnellement organisées en Bretagne, les sessions de formation des bénévoles de la SNSM sur la maintenance des embarcations à moteur se dérouleront désormais au lycée professionnel La Coudoulière de Six-Fours-Les-Plages au vu des compétences reconnues de l’établissement, par les professionnels, dans le domaine du nautisme. 

Cette action s’inscrit dans les cadre du Campus des Métiers et des Qualifications (CMQ) Économie de la mer, un dispositif porté par l’Université de Toulon dont la mission principale est d’accompagner et de faire émerger des formations liées aux compétences maritimes et navales en réponse aux attentes du territoire.

Le samedi 17 novembre, nous étions conviés par Monsieur Jean-Philippe Toujas, proviseur du lycée, à visiter les locaux et les installations servant de cadre à ces formations. Nous avons été frappés par la qualité des équipements et par les nombreux moteurs servant de base aux opérations de maintenance, dont certains étaient de la dernière génération de ce que l’on trouve sur le marché du nautisme.

 

Jean-Philippe Toujas
Jean-Philippe TOUJAS - Proviseur

Jean-Philippe Toujas, parlez-nous de ce partenariat avec la SNSM

Le partenariat avec la SNSM c’est une façon pour nous d’essayer de rendre service à cette grande cause nationale et de l’amener aux portes du lycée.  C’est aussi de montrer un certain nombre de partenariats qui puissent motiver les élèves du lycée mais aussi les parents qui nous amèneraient potentiellement des élèves que nous souhaiterions les plus motivés possible.
L’enjeu majeur il est là, c’est 
la motivation des élèves et elle passe par des projets pédagogiques,  par l’image de ce que l’on fait et des gens qui sont formés dans l’établissement, d’où le partenariat avec la SNSM, avec Mercury etc… 
Ce partenariat s’inscrit aussi dans notre démarche de développement durable. Dans le développement durable il  y a aussi toutes les actions solidaires et le partenariat avec la SNSM fait partie de ces actions solidaires comme nous le faisons par exemple avec le Telethon.

Pour la SNSM l’interêt de ce partenariat est évident, bien sûr faire naitre des motivations, mais surtout former un certain nombre de nos bénévoles aux bases de la mécanique et de la maintenance des moteurs dans le cadre de nos sessions de formation.

Et pour vous, quel est l’interêt de se lancer dans cette opération avec la SNSM ?

C’est se faire connaître, developper l’image du lycée.  Vous voyez, par exemple ce matin il y a une vingtaine de personnes qui sont là et qui n’étaient jamais venues au lycée. Ces personnes qui ont visité les locaux et nos équipements les ont apprécié et ont apprécié les gens qui les ont accueillis, je l’espère en tous cas, j’imagine.
Du coup elle vont en parler, parler de l’image positive du lycée professionnel alors que, malheureusement, on sait tous que le lycée professionnel dans certains quartiers a une image plutôt négative. Personnellement je suis un fervent défenseur du lycée professionnel parce que des gosses aujourd’hui en ont vraiment besoin et qu’il y a beaucoup de débouchés et d’emplois à la clé. Pour ça il faut le faire savoir et se faire connaître, et associer l’image du lycée à celle de la SNSM est un point extrêmement positif.

Que représente la filière maintenance nautique au sein de votre établissement ?

C’est 90 élèves sur les 900 que compte le lycée ; donc un petit dixième de l’établissement.
C’est quand même pour moi la filière qui se veut un peu motrice  puisque nous essayons, grâce au campus des métiers de la mer, d’amener le lycée vers de plus en plus de formations liés au monde de la mer. 
Pour le moment ce n’est pas très visible mais on y travaille tous, le rectorat, la région, le campus des métiers de la mer et moi, et je tiens d’ailleurs à souligner que les six professeurs qui interviennent sur l’ensemble des sept modules de formation ont tous été volontaires pour travailler le samedi et le dimanche.

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