PORTRAIT DE SAUVETEUR EN MER – XII – CÉDRIC THOMAS

De la Manche à la Méditerranée

Normand d’origine, plus précisément du Tréport, Cédric Thomas a toujours été attiré par la mer.
C’est ainsi qu’en 2000 il s’engage dans la gendarmerie et sera affecté à la brigade nautique de Calais.
Il évoluera au sein de cette brigade de recherche, à bord d’une vedette de 14m et de deux White Shark.
Jusqu’en 2005, il assurera la surveillance du terminal Transmanche ainsi que la surveillance et la police des pêches, sur les côtes entre la frontière belge et la Baie de Somme. Il mettra à profit ces cinq années pour se former à la mécanique marine.

Après un passage d’un an à la compagnie SeaFrance Ferry qui assurait la liaison Calais-Douvres, il décide de venir s’installer sur les bords de la Méditerranée. Entré en 2014 à la société Atlantide à Bandol en tant que Marin et Mécanicien, il est aujourd’hui  capitaine sur l’ATLANTIDE II, un navire à passagers de 20 mètres pouvant accueillir une centaine de  passagers. Il est titulaire des brevets de “Capitaine 200” et “Mécanicien 750 Kw”.

Photos : Pierre Paoli

Sauveteur en mer

En octobre 2011, Cédric Thomas rejoint la SNSM de Bandol pour mettre ses compétences, acquises dans le milieu maritime, au service du sauvetage en mer.
D’abord équipier à bord de la vedette, il est aujourd’hui Chef de pont,  Mécanicien et Pilote du semi-rigide d’intervention rapide.
En huit ans il a effectué 421 sorties dont 126 opérations de sauvetage aux cours desquelles 315 personnes ont été secourues dont 19 sauvées d’un péril certain.
Pour ces actes de bravoure il a reçu une lettre de félicitations et une médaille de bronze de la SNSM pour acte de courage et dévouement. 

Cédric Thomas

Parmi les interventions auxquelles j’ai participé, j‘ai en mémoire ce jour du 1er mars 2014 où à 3h45 du matin, l’équipage de la vedette SNSM de la station de Bandol, est engagé par le Crossmed pour se porter au secours d’un voilier en difficulté au large du cap Sicié. Le vent de Nord-Ouest souffle à 40 noeuds et la mer est grosse avec des creux de 4 mètres. Nous n’arrivions pas à localiser ce voilier qui naviguait sans VHF et sans fusées de détresse. Nous demanderons des renforts aériens pour tenter de le localiser. Il sera repéré à 05h30 par un hélicoptère de la Marine Nationale. L’hélitrueillage s’avère impossible compte tenu de l’état de la mer. Il nous faudra  plus d’une heure pour arriver sur la zone, puis ensuite parvenir à passer une remorque et rejoindre, dans une mer démontée, le port de Saint-Mandrier que nous atteindrons vers 10h00 avant de repartir vers Bandol où nous nous amarrerons vers 13h30. Au total l’intervention aura duré près de 10 heures dans des conditions difficiles et éprouvantes. ” Cédric THOMAS

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