PORTRAIT DE SAUVETEUR EN MER – XX- DAVID BRUNOT

David Brunot SNSM Bandol
David Brunot SNSM Bandol

Marin professionnel et Sauveteur en mer bénévole

Ce jeune capitaine de navire de 32 ans, originaire de Sanary, a commencé sa  vie professionnelle comme marin. 
Après des études au lycée de la mer à Sète, où il a obtenu un CAP de Matelot puis un BEP Pêche, David BRUNOT a passé ses diplômes de CAPITAINE 200 et de MECANICIEN 750 KW.

Un temps marin pêcheur à Sanary, puis capitaine à bord de navires de tourisme pour la visite des calanques, il a rejoint ensuite la société internationale IXBLUE à la Ciotat, société mondiale de haute technologie spécialisée dans la conception et la fabrication de technologies avancées autonomes, marines et photoniques.
Employé principalement comme marin mécanicien à bord des bateaux de la société,  David en prend régulièrement le commandement comme Capitaine.

C’est par cooptation qu’il rejoint la SNSM en octobre 2014.
D’abord équipier, il devient rapidement chef de pont à bord de la vedette d’intervention.

David Brunot SNSM Bandol

Je suis heureux et fier de faire partie de la famille SNSM

“L’hiver dernier lorsqu’en fin d’après-midi l’alerte est donnée par le CROSSMed pour un homme à la mer, un jeune kayakiste dont l’embarcation s’est retournée, et qui n’arrive plus à remonter à bord, ma seule préoccupation est de tout faire pour que nous arrivions à temps pour le sauver.
L’affaire n’est pas simple car nous ne disposons que d’une position approximative estimée à 5 milles nautiques au sud de l’île de Bendor  (position donnée par la victime qui avait pris la précaution de garder avec elle son téléphone sous enveloppe étanche – ce qui lui a vraisemblablement sauvé la vie).
Quand nous appareillons la mer est formée, le mistral est soutenu, et le soleil va bientôt se coucher. Pas facile dans ces conditions de repérer un kayak dans le creux des vagues, et il nous reste peu de temps avant que la nuit tombe. Heureusement, la couleur orange du kayak finit par accrocher le regard de Max aux jumelles.
Quand finalement nous le hissons à bord de la vedette d’intervention, le jeune kayakiste est en hypothermie et en état de choc. Nous le déshabillons et le réchauffons en le couvrant et en restant collé à lui pendant le retour au port de Bandol où il sera pris en charge par le SAMU dès notre arrivée.
Si nous ne l’avions pas repéré avant la tombée de la nuit nous ne l’aurions probablement pas sauvé.
C’est pour ce genre d’intervention qui nous a permis de sauver une vie, que je suis heureux et fier de faire partie de la famille SNSM.”  David BRUNOT

Titulaire d’une lettre de félicitations pour ses participations aux opérations de sauvetage, David BRUNOT a effectuée 146 sorties à la mer dont 59 de sauvetage au cours desquelles il a secouru 150 personnes en sauvant  15 d’une mort certaine.

PORTRAIT DE SAUVETEUR EN MER – XIX- JEAN-FRANÇOIS COTTIN

Jean-François Cottin
Jean-François Cottin

Après une longue carrière dans le domaine maritime, comme directeur de travaux maritimes côtiers (aménagements portuaires, émissaires en mer) sur le littoral méditerranéen français pendant 17 ans, puis comme manager d’opérations et de gestion de moyens navals offshore (barges de travail et de pose de pipe) pour la réalisation de travaux maritimes parapétroliers en Afrique de l’Ouest pendant 18 ans, au sein d’entreprises internationales, Jean François Cottin est venu rejoindre les rangs de la SNSM de Bandol en 2017.

Ingénieur de formation, il participe à la mise en place d’un logiciel de GMAO (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur) afin de développer le suivi de l’entretien de la vedette de sauvetage de la station de Bandol.
Mais c’est surtout comme sauveteur en mer embarqué qu’il donne bénévolement de son temps afin de porter secours aux navires et embarcations de tous types en difficulté.
A bord de la vedette d’intervention “Saint Elme II” il occupe le poste de chef de pont. Depuis 2017, il a effectué 154 sorties à la mer, dont 58 de sauvetage, portant secours à 82 personnes.

 

Jean-François Cottin SNSM Bandol

Jean-François, qu’est-ce qui t’as incité à rejoindre les sauveteurs en mer ?    
“A la base, j’ai toujours été attiré par la mer ! Pendant mes études, j’ai passé mon BE de
maitre-nageur sauveteur et je l’ai utilisé pour travailler en saisonnier. Je pratiquais également à cette époque le funboard dès que le mistral se levait, à l’Almanarre et à Brutal Beach (avant la création des épis…). Plus tard, je suis devenu plaisancier pendant 10 ans sur un voilier de 9 m avec lequel j’ai navigué en famille dans notre région et en Corse. Et je n’ai pas lâché la mer au cours de ma carrière professionnelle. Même aujourd’hui, je maintiens à jour de recyclage mon BE de MNS…
Chaque fois que j’apercevais la vedette SNSM dans le port de Toulon où stationnait mon bateau, l’idée de les rejoindre me trottait dans la tête et je m’étais renseigné, mais je n’avais pas la disponibilité nécessaire. « Sortir en mer quand les autres bateaux rentrent au port » pour porter secours bénévolement…c’est une idée séduisante, non ?”

“Les sauveteurs en mer viennent de tous horizons : à Bandol on a des pompiers, marins, militaires, enseignants, artisans, … il y a même un banquier ! Mais c’est un bon mélange, chacun amène ses compétences, son enthousiasme, sa disponibilité et au final l’esprit d’équipe est là. Lorsqu’on part en intervention, on ne sait pas ce qu’on va 

 trouver. L’équipage est concentré, place à l’action, l’adrénaline est là, j’aime ça. Au début, l’astreinte de devoir rejoindre la vedette en 15 mn à tout moment pendant 2 semaines était une contrainte stressante mais je m’y suis habitué, d’autant plus qu’il y a une bonne entente dans notre équipe de chefs de pont pour se relayer en cas d’indisponibilité. J’ai eu la chance de connaître l’ancienne vedette SNS265, puis l’arrivée en 2018 de la nouvelle SNS164 qui nous a demandé des efforts pour nous adapter à ses équipements plus complexes. Le déploiement de la GMAO dans la station est une opportunité qui m’intéresse et je compte m’appuyer à cette occasion sur mon expérience de gestionnaire de flotte.”

Quelle intervention t’as le plus marqué ?
Lors de ma 1ère intervention le 05/03/2017, le Cross nous a engagé pour secourir un bateau signalé à la dérive au large de Bandol. Nous avons localisé le navire et en arrivant sur zone, nous avons constaté qu’il s’agissait d’un voilier démâté avec les voiles arrachées, immatriculé à Palavas. Une combinaison de plongée en train de sécher et de la nourriture se trouvaient dans la cabine qui était ouverte, mais il n’y avait personne à bord. Le Cross avait réussi à identifier le propriétaire, mais son téléphone ne répondait pas. Il y avait une forte présomption que le skipper soit tombé à l’eau en cours de navigation pendant le coup de vent de la veille. Tristes à l’idée de la probable disparition du marin, nous avons remorqué le bateau jusqu’à Bandol. Plus tard, le propriétaire finit par rappeler le Cross : son voilier, au mouillage à La Ciotat, avait rompu son amarre et avait dérivé depuis la veille…Heureuse fin.

 

FIN DE SAISON POUR LES NAGEURS SAUVETEURS DES PLAGES DE LA SNSM DE BANDOL

 Alors que leur mission de surveillance des plages et de sécurisation du littoral touche à sa fin ce week-end, le président de la SNSM de Bandol Jean Luc CERCIO tient à les féliciter au nom des sauveteurs embarqués de la station pour leur comportement exemplaire.

« En toutes circonstances, la vingtaine de nageurs sauveteurs armant les postes de secours de Renecros, du Casino, de la plage centrale et du Grand Vallat comme ceux embarqués sur le zodiac d’intervention SNS 611 ont répondu tout l’été aux multiples sollicitations des baigneurs et des pratiquants d’activités nautiques, les secourant, leur prodiguant de nombreux soins, dispensant des conseils relatifs à la sécurité et à la protection de l’environnement, rappelant les bons comportements… Ils ont fait preuve d’un excellent esprit d’équipe et répondu aux exigences prioritaires de la société nationale de sauvetage en mer en matière de formation, de transmission des valeurs, de courage et de solidarité »

PORTRAIT DE SAUVETEUR EN MER – XVII – STEPHANE DAMIAN

Une brillante carrière dans la Marine Nationale.

C’est en 1991 que Stéphane Damian, Baccalauréat d’électrotechnicien en poche, s’engage dans la Marine Nationale et choisit de servir dans la spécialité d’électromécanicien d’aéronautique (Les Marins du ciel….).

Affecté à la flottille 17F, il embarque sur les porte-avions Foch et Clemenceau et participe à la mise en œuvre opérationnelle des Super Étendard lors des missions Balbuzard, Ex-Yougoslavie et Afghanistan. Il participe au déménagement de la flottille 17F de Hyères vers la Base Aéronavale “Landivisiau” et à la transformation de celle-ci sur Super Étendard modernisé

En mars 1996, il obtient son certificat de plongeur de bord. Ses qualités physiques, morales et sa motivation pour le sauvetage lui permettent d’acquérir en 1999 le certificat de plongeur-sauveteur sur tous les types d’hélicoptères en service dans l’aéronautique navale et devient personnel navigant.
Affecté sur Panther à la flottille 36F de Saint-Mandrier en mai 1999, il participe au “tour d’alerte service public” (sauvetage en mer) de la région maritime Méditerranée.

De juillet 1999 à mars 2002, il est affecté à la 36F/Jean Bart comme technicien et plongeur d’hélicoptère du détachement. Il effectue pendant son affectation de nombreuses missions : TLD du Porte-avions nucléaire “Charles de Gaulle”, protection du sommet Européen des chefs d’états à Nice, surveillance du trafic maritime.

De décembre 2001 à février 2002, il participe à la mission Héracles dans le Golfe Arabo-Persique où il obtient deux lettres de félicitations.

De mars 2002 à avril 2003, il est affecté à la Réunion sur la frégate de surveillance “Nivôse” en tant que technicien et plongeur d’hélicoptère du détachement. Avec beaucoup de conscience professionnelle, de détermination, de pugnacité et par des conditions météorologiques souvent sévères, il participe à trois missions de police des pêches en totalisant 85 jours de mer dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises. Il contribue à l’arraisonnement et au convoyage vers la Réunion du  “Lince”  bâtiment contrevenant pêchant illégalement la « légine » en Z.E.E.

A son retour de campagne, il est affecté à la flottille 35F et participe aux missions de celle-ci en qualité de chef cargo et plongeur sauveteur. Il effectue des remplacements sur le site de service public de Cherbourg et contribue au rayonnement de la flottille dans ses missions. Il fait preuve une nouvelle fois d’initiatives et de dynamisme lors du déménagement de la flottille de Saint-Mandrier vers Hyères.

De janvier à juin 2004, il participe à la mission CDG 04 en tant que plongeur d’hélicoptère sur le Porte-avions nucléaire “Charles de Gaulle” assurant à la fois la mission “Pédro” et la surveillance maritime des eaux territoriales du golf d’Aden (mission Agapanthe).

Il obtient le brevet supérieur Avionique en 2005. Affecté au sein du détachement de Service Public de la BAN Hyères (flottille 35F) ou il exerce une activité qui lui tient tant à cœur, celle de la sauvegarde des vies humaines et du secours en mer.

 Au cours de sa carrière de marin du ciel,  il a participé à plusieurs sauvetages en mer dont certains se sont révélés périlleux :

En février 2005, à proximité des côtes de l’île du Levant, il participe de nuit et par conditions météo difficiles à la recherche d’un homme tombé à la mer.

le 31 décembre 2005 à 3h45, il parvient à se hisser à bord d’un voilier de 12m pris en remorque par le Bailli de Suffren II  (canot de sauvetage tout temps de la SNSM de Saint-Tropez). Cet hélitreuillage rendu très difficile par les conditions de mer ont permis au médecin du Samu 83 d’être hélitreuillé à son tour et de porter secours à un skipper Italien gravement blessé à la tête par un coup de bôme ;

Deux jours plus tard, au large des Saintes-Marie-de-la-mer, il récupère de nuit deux pêcheurs qui avaient fait naufrage à bord d’une petite embarcation.

En mars 2006, il sauve d’une mort certaine un véliplanchiste belge, perdu en mer, exténué et en état d’hypothermie.

Mi avril 2006, la presse régionale relate le succès d’une opération de sauvetage à plus de 100 nautiques des cotes : par des creux de 7m et un vent de 55 nœuds, il est treuillé sur un voilier de 9 m (Le Segeta) à bord duquel se trouve une jeune femme en état de choc. En effet, son père vient de passer par dessus bord. Par son calme, son sang froid et son réconfort, il parvient à lui faire reprendre conscience et permet ainsi une évacuation rapide par hélitreuillage. L’homme à la mer est récupéré 10mn plus tard, malheureusement sans vie.

En juillet 2006, il apporte son soutient technique à bord de la vedette de la SNSM de Hyères lors de l’hélitreuillage par civière d’une jeune femme très gravement blessée à la tête par la bôme d’un voilier et qui se trouve dans un état critique. Son action prépondérante a permis un treuillage très rapide et une évacuation immédiate vers l’hôpital.
Fin juillet, le voilier Gui Yann II qui rentre de Corse est en panne moteur par mer forte. Hélitreuillé à son bord, il rassure l’équipage en proie à la panique et organise avec rapidité le treuillage de quatre enfants âgés de 4 à 11 ans ainsi que celui de la mère de l’un d’eux.

En décembre 2006, il effectue un hélitreuillage par civière d’un membre d’équipage du ferry Marakech Express, participe à des recherches d’apnéistes, à des vols de surveillance suite à des pollutions maritime par hydrocarbure.

En 2007 et 2008, il participe à plusieurs sauvetages de vies humaines.

En juin 2010, il participe au mission de surveillance contre la piraterie à bord de la frégate GUEPRATTE avec le détachement 36F.

Il termine sa carrière militaire en participant aux missions Libyennes et Syrienne puis quitte le service actif en février 2013.

Le sauvetage dans la peau

Après une carrière bien remplie dans la marine nationale, il intègre pleinement en 2013 la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) afin de continuer à côtoyer le monde de la mer et une activité de “saint Bernard” des mer…

Canotier, Plongeur SNB1 et SNB2, il participe avec une équipe soudée, bénévole et professionnelle, aux interventions de sauvetages sur le pourtour de la “Grande Bleue”
De plus, il cumule la fonction de Président D’antenne SNSM de Sanary sur mer.

Ce qui lui permet de rencontrer les “Gens de Mer” des port de Sanary, La Coudoulière, le Brusc… et d’avoir des échanges constructifs avec eux (sécurité, réglementations, conseils…)

Stéphane DAMIAN

 “Contrairement au monde professionnel militaire, nous sommes une équipe de bénévoles soudés par l’amitié et le désir de donner pour la bonne cause. Soudés et structurés autour d’un équipage nous faisons bloc pour éviter le pire…

La mer et le monde de la mer apportent beaucoup, mais il ne faut jamais, jamais la sous-estimer.” 
Stéphane Damian.

Un engagement reconnu comme marin et comme sauveteur en mer

Depuis son arrivée à la SNSM de Bandol, il a effectué 170 sorties à la mer dont 37 en opérations de sauvetage au cours desquelles il à secouru 50 personnes en sauvant 3 d’un péril certain.

Le courage et l’abnégation dont il a fait preuve tout au long de sa carrière de marin et de sauveteur en mer lui ont valu de nombreuses citations :

Médaille d’or de la défense nationale du 01 janvier 2002
Médaille de l’OTAN avec agrafe ex-Yougoslavie
Médaille de l’UEO pour les opérations ayant trait à l’ex-Yougoslavie
Médaille commémorative française avec agrafe ex-Yougoslavie (29 mars 1996) et Afghanistan (20 novembre 2002) Libye.
Médaille de vermeil du sauvetage SNSM  du 08 juin 2007
Titre de reconnaissance de la nation pour opérations en Afghanistan et ex-Yougoslavie 
Médaille Union Européenne (Août 2010)
Lettres de félicitations, Citation collective,
Médaille de l’ordre du mérite maritime (contingent B, janvier 2012)
Lettre de félicitation SNSM