1981 – 2021 : RETOUR SUR 40 ANS DE SAUVETAGE À BANDOL

where can i buy Ivermectin le 27 janvier 1987, drame de la mer a bandol : deux pêcheurs bandolais de 27 et 30 ans disparaissent en mer

Deux jours durant ces 27 et 28 janvier, la vedette SNS 326 « Ville de Bandol » n’aura de cesse de rechercher Henri et Robert AMY, 2 pêcheurs professionnels enfants de Bandol, disparus à bord de leur barque de pêche « ALEXANDRA » dans le secteur de Port d’Alon.

Ce 27 janvier, Birgit, jeune allemande mariée à Henri depuis 3 semaines à peine, est inquiète. Son époux et son frère Robert qu’elle attendait pour déjeuner ne sont toujours pas rentrés. Arpentant la digue du port et ne voyant toujours pas le retour de l’ALEXANDRA, elle décide de se rendre dans l’après-midi formuler ses craintes aux affaires maritimes de Bandol auprès de Jean Luc Cercio.

Après appels aux capitaineries voisines et aux pêcheurs de Bandol, il s’avère que personne n’a revu l’ALEXANDRA depuis don départ en pêche le matin-même.


A 17h, il est décidé de faire appareiller la vedette SNSM « Ville de Bandol » qui embarque en sus de son équipage, Auguste Amy, le père des 2 jeunes pêcheurs et lui-même ancien pêcheur, pour guider les sauveteurs vers la zone de pêche présumée. Il fait très froid, la nuit tombe, et la houle de Sud-Est est forte.

A peine arrivés en baie de La Moutte, à quelques centaines de mètres du lieu-dit le « Sous-Marin », les sauveteurs découvrent, ballotés par la houle, des objets flottants appartenant à l’ALEXANDRA. Aussitôt, le CROSS MED engage en renfort deux hélicoptères de la Gendarmerie et des Douanes ainsi que le canot SNSM « Bec de l’Aigle » de La Ciotat pour se joindre aux recherches.

A 20H, hormis la découverte de nombreux débris, la visibilité est quasiment nulle et les recherches pour retrouver les deux frères demeurent infructueuses. A la demande du père des disparus et après accord du CROSS MED, les recherches sont suspendues pour la nuit.

Dès 7H le lendemain 28 janvier, sous la coordination de Jean Luc Cercio désigné OSC (coordonnateur des moyens sur zone) par le CROSS MED, les recherches reprennent. Sont présents aux côtés de la SNS 326, les vedettes de la Gendarmerie de Cassis, des Douanes de Bandol, les zodiacs des pompiers de Toulon, ainsi que de nombreux navires de pêche de Bandol et d’un chalutier de La Ciotat qui ont souhaité s’associer aux recherches. Les plongeurs de la SNSM, des Douanes et des Sapeurs-pompiers plongent sans relâche pour ratisser la zone matérialisée par la découverte d’une nappe de mazout en surface.

A 10h45, le binôme plongeurs SNSM/Douane découvre enfin l’ALEXANDRA, gisant par 26 mètres de fond à 250 mètres de la côte, vide de son équipage.

Les recherches pour retrouver les 2 naufragés se poursuivent alors sans relâche et à 16h30, au cours d’un nième ratissage des fonds, les plongeurs découvrent entre deux eaux, à une centaine de mètres de distance l’un de l’autre, les corps de Robert puis d’Henri.

C’est avec le sentiment du devoir accompli mais immensément tristes, que les sauveteurs ramènent les deux jeunes frères à leur famille à Bandol, entourés de la communauté des pêcheurs endeuillée.

Equipage de la SNS 326 « Ville de Bandol » :
OSC : Jean Luc Cercio – Patron : Guy Saint Pastou – Sous-patron : Gaby Giausseran – Mécanicien : Lucien Gouillou – Radio : Xavier Suquet – Equipiers : Hubert Bootz et Francis Marçon – Plongeur : Jean Claude Bonneton

SAUVETAGE, ENTRAINEMENT, FORMATION, EN FÉVRIER ÇA CONTINUE

SNSM Bandol - Sauvetage, entrainement, formation
SNSM Bandol - Sauvetage, entrainement, formation

En ce mois de février, même si la période de basse saison et la pandémie n’incitent pas les plaisanciers a prendre le large, il n’est pas question pour nos sauveteurs bénévoles d’arrêter les formations et les entraînements… et bien sûr d’assurer les astreintes sauvetages.

DES FORMATIONS

Elles sont réduites à la portion congrue en respectant les règles de distanciation et en limitant le nombre de participants, sauf à pouvoir les organiser en extérieur. C’est ainsi que tous les nouveaux équipiers ont pu être notamment initiés à la sécurité individuelle et collective à bord.

DES ENTRAINEMENTS

Pour ce qui concerne les entraînements en mer, les impératifs sont encore plus difficiles ;
«  buy Lyrica generic en pratique, les exercices sont limités à six sauveteurs sur la vedette, trois sur le semi-rigide, explique le patron David Amico, http://wisdomspot.org/tag/ibm soit huit séances par mois au lieu de quatre habituellement les samedi et les mardi en nocturne. Il est inenvisageable que nous perdions de vue nos procédures et nos réflexes, qui conditionnent l’efficacité de nos interventions. Nous devons en toutes circonstances rester au Top. Toutefois, tous les marins le savent, et encore plus ceux qui font des missions réputées à risque, nous devons entretenir un fort esprit de cohésion qui se manifeste souvent par des rendez-vous conviviaux destinés à resserrer les liens qui nous unissent, et ceci n’est malheureusement pas possible actuellement. »

Si la période a également été mise au profit pour effectuer le carénage de la vedette Saint Elme II (Lire l’article connexe : La Saint-Elme II se refait une beauté), nos sauveteurs sont intervenus par deux fois en opérations au profit de plaisanciers et d’un pêcheur professionnel.


DES SAUVETAGES

Le 7 février matin, ce sont 2 restaurateurs Bandolais adeptes de la pêche sous-marine qui se signalent à bord d’un semi-rigide en avarie mécanique et en dérive au large de Sanary et demandent assistance. Notre semi-rigide SNS 683 engagé par le CROSS MED, appareille par mistral force 4 et mer agitée pour recherche et remorquage de l’embarcation et de ses requérants.
A 12h15, le convoi en remorque arrive à Bandol.

Le 8 février en soirée, l’épouse d’un pêcheur Bandolais formule son inquiétude. Son mari parti seul caler ses filets avait prévu son retour au port de Bandol à 16h. Après plus de 2 heures de retard, la nuit tombante et une météo défavorable avec pluie et forte houle de SW, il ne répond ni au téléphone, ni aux multiples appels radio VHF du sémaphore du Bec de l’Aigle et du CROSS MED.
A 18H, notre semi-rigide SNS 683 est alors engagé pour rechercher le fileyeur “JOGHIS” dont la position supposée entre Bandol et Saint Cyr/mer est néanmoins indéterminée.
Après que des signaux de pêche aient été signalés au sud de la calanque de Port d’Alon par le sémaphore, nos recherches se concentrent vers cette zone tout en effectuant un trait de côte depuis Bandol jusqu’à la Madrague.
Alors qu’un hélicoptère de la Gendarmerie et le canot de la SNSM de La Ciotat sont également engagés pour participer aux recherches, notre semi-rigide repère le navire JOGHIS en pêche au large de la pointe d’Alon.
Plus de peur que de mal, au contact de ce dernier, il s’avère seulement avoir été retardé par les conditions météo sans avoir pensé à prévenir son épouse et à veiller son téléphone et la radio.
Liberté de manœuvre est alors donnée aux moyens de sauvetage engagés tandis que nos sauveteurs accompagnent le JOGHIS jusqu’au port de Bandol.

Le 18 février en début d’après-midi, par vent d’ESE, la vedette Saint Elme II et le SR SNS 683 sont engagés par le CROSS MED pour assistance/remorquage à une vedette de plaisance en avarie de propulsion secteur Le Brusc avec deux personnes à bord. Sur zone, nos sauveteurs nageurs de bord sur le SR apportent la remorque et transfère un équipier sur la vedette requérante pour préparer la manoeuvre.
Prise en remorque par la SNS 164 Saint Elme II, la vedette en avarie et ses occupants sont ramenés et mis en sécurité au port des Embiez. A 16h45, nos deux moyens de sauvetage regagnent leur port base à Bandol.

LA SAINT ELME II SE REFAIT UNE BEAUTÉ

carénage Saint Elme II
carénage Saint Elme II

En octobre 2020, le président de la station SNSM Jean Luc Cercio et le proviseur du lycée d’enseignement professionnel de La Coudoulière Jean Philippe Toujas, par ailleurs équipier de la station SNSM, signaient une convention de partenariat engageant le lycée à réaliser les travaux d’entretien de la vedette SNS 164 « Saint Elme II » et du semi-rigide SNS 665.

C’est ainsi qu’au début de ce mois de février, tandis que la maintenance du semi-rigide était réalisée dans les ateliers du lycée, les élèves de 2ème année de la section bac pro maintenance nautique ont débarqué sur l’aire de carénage du port de Bandol, et ont procédé, encadrés par leurs professeurs et par les bénévoles de la station, au carénage de la Saint Elme II.

Après une semaine de travaux de ponçage, peinture antifouling de la coque et des hélices, pose des anodes, lustrage de la coque et entretien mécanique, la vedette de sauvetage a pu recouvrer toutes ses performances et être remise à l’eau, plus belle que jamais.

«  Cette démarche, explique Jean Philippe Toujas, a plusieurs objectifs. Le premier est évidemment de mettre nos élèves dans les conditions réelles d’un vrai chantier sur lequel se croisent d’autres professionnels qui ne manquent pas de les observer. Ensuite, de les sortir de leur confort en faisant appel à leur motivation et d’accomplir des gestes techniques. Ceci en dehors de leur cadre d’enseignement habituel. Mais encore, ajoute le proviseur, nous sommes dans une démarche solidaire qui colle parfaitement avec le bénévolat des sauveteurs en mer mais aussi à la démarche de développement durable de niveau 2 engagée par l’établissement. »

Le président Jean Luc Cercio, le patron David Amico et tout l’équipage de la station remercient les élèves, leurs professeurs et le Proviseur du LEP de La Coudoulière pour leur solidarité et l’aide précieuse apportée.

UN SAMEDI SOUS LE SIGNE DE LA SOLIDARITÉ

snsm bandol don
snsm bandol don

3 Remises de chèques aux sauveteurs en mer de la SNSM de Bandol ont eu lieu ce samedi 20 février autour de la vedette Saint Elme II et de son équipage reconnaissant.

Ce sont d’abord la présidente Josette Lacour et les membres du Lion’s Club de Sanary-Méditerranée qui sont venus remettre un chèque de 2000 €, fruit de la vente du vin chaud à l’occasion du marché gourmand de Noël de Sanary.

Puis la présidente Marie Aimé Garland et les membres de l’APSNL, association des plaisanciers Sports et loisirs nautiques de la Coudoulière à Six Fours, parce qu’ils savent les dangers de la mer et les risques que prennent les sauveteurs, ont souhaité eux aussi apporter leur soutien à la SNSM par la remise d’un chèque de 250€.

Enfin Eric Marin, par ailleurs membre du Lion’s Club Sanary-Méditerranée, a tenu lui aussi apporter sa contribution au nom de sa société Marin Malin distributeur en ligne d’équipements marins “qui facilitent la vie à bord “.

Le président de la station SNSM Jean Luc Cercio entouré des sauveteurs, a tenu à les remercier tous chaleureusement pour leur soutien financier: “Vous le savez, si nos Sauveteurs en Mer sont bénévoles, le bon accomplissement de leurs missions, parfois périlleuses, nécessite d’engager des dépenses importantes afin qu’ils soient parfaitement préparés et disposent de moyens d’intervention modernes et performants. Votre soutien va contribuer de façon déterminante au renouvellement de notre semi-rigide de sauvetage, ainsi qu’à l’équipement, la formation et l’entraînement de nos sauveteurs.

Comme le Lion’s Club Sanary-Méditerranée, la société Marin Malin et l’APSNL, soyez vous aussi solidaires, aidez la SNSM à entretenir les moyens nautiques, équiper, former et entraîner les sauveteurs bénévoles.

Pour rappel, chaque don à la SNSM peut être défiscalisé à hauteur de 66%.
Pour faire un don à la station de SNSM de Bandol : http://bit.ly/snsm-don-bandol
ou par chèque à SNSM, aire de carénage du port 83150 Bandol