OEIL SUR COSSE – 4 TORONS

Les épissures

L’épissure est la meilleure façon de constituer une terminaison permanente à l’extrémité d’un cordage, soit par un œil, soit par une cosse.
Ceci est vrai pour les cordages toronnés et pour les cordages tressés.
Elle permet également de rabouter deux cordages de même nature, ou encore de terminer un cordage, en l’épissant sur lui-même.

Œil sur cosse 4 torons

Cette variante de l’œil épissé exige que le cordage soit bien ajusté sur la cosse.
Pour cela, il faut choisir soigneusement le premier toron dormant sous lequel passera le premier Toron courant.
Pour le reste de l’épissure, le déroulement est identique à celui de l’œil simple.

 

EPISSURE – OEIL 4 TORONS

Epissure - Oeil 4 torons

– Séparer les torons sur une longueur 10 à 12 fois le diamètre, repérée par un noeud constricteur (ou autre, ou du ruban adhésif)

– Déterminer la taille de l’œil et la délimiter, éventuellement, par un autre repère.

– Disposer le courant au-dessus du dormant, en séparant les torons courants, 2 devant, 2 derrière.

– Passer, vers le bas,  le premier toron courant sous deux torons dormants.

– Rentrer le deuxième toron corant dans le même trou et passer sous un toron dormant.

– Passer le troisième toron courant, dans l’autre sens, sous le toron dormant suivant et le rabattre.

– En conservant l’épissoir dans cette position, passer le quatrième toron courant en le croisant avec le troisième.

 

La première passe est ainsi réalisée et  à ce stade on peut ôter les nœuds constricteurs et souquer les 4 torons courants qui doivent être répartis régulièrement (à 90°)

 

– Pour les passes suivantes, passer successivement les 4 torons courants « sur un – sous un »

– Réaliser de trois à cinq passes.

 

 

 
 

MARIAGE DE 2 CORDAGES

relier deux cordages

Mariage de deux cordages 3 ou 4 torons.

  • Préparer l’extrémité de chaque cordage de la même façon que pour l’œil simple.
  • Imbriquer les deux extrémités l’une dans l’autre .
  • Passer chaque toron courant « sur un /sous un » toron dormant.
  • Faire trois passes de chaque côté.
  • Terminer en coupant (par exemple au fer chaud), le surplus de chaque toron courant.
 
 
 

PORTRAIT DE SAUVETEUR EN MER – XI – JEAN-SÉBASTIEN RICHER

Jean-Seb RICHER
Jean-Seb RICHER

La Vocation

Lorsque en 1993 il effectue son service militaire à bord du porte-avion « Clémenceau », Jean-Sébastien Richer ne se doute pas qu’un jour il deviendra sauveteur en mer pour porter secours et assistance aux bateaux et aux personnes en difficulté.

C’est en 2004 que le déclic a lieu.
La rencontre avec Jean-Luc Cercio, alors président de la SNSM Bandol, mais aussi Président de la Fédération Nationale des Maîtres-Chiens Sauveteurs Aquatiques, et David Amico alors Patron suppléant à la SNSM de Bandol mais aussi maître d’une chienne Terre Neuve dont Jean-Sébastien adoptera « Antilles » née d’une de ses portées, a été prédominante.
Dès lors, Jean-Sébastien deviendra sauveteur maître-chien pendant 12 ans. Parallèlement, il sera nageur-sauveteur SNSM sur les plages de Bandol, puis en 2005 il intègrera l’équipage de la vedette d’intervention comme équipier puis comme sauveteur-nageur-de-bord (SNB1), qualification dont il deviendra formateur national en 2016.  

Le Don de Soi

Entre 2005 et 2018, Jean-Sébastien Richer a effectué 242 sorties de sauvetage avec la vedette d’intervention, au cours desquelles il a porté secours à 498 personnes et en a sauvé 11 d’une mort certaine. La bravoure dont il a fait preuve lui a valu plusieurs distinctions, dont une lettre de félicitations, deux diplômes d’honneur et deux médailles de bronze du sauvetage en mer. 

Jean-Sebastien RICHER

“Dans les opérations de sauvetage en mer il y a des situations, qui marquent plus que d’autres. Des moments qu’on oublie jamais. 
Je me souviens de cette fois où pendant une “largade”, nous avons dû intervenir près de la plage de l’Aricot, dans la baie de Bandol, pour aller sauver un bateau qui avait rompu ses amarres sur corps mort et qui partait dans les rochers.
Le vent de Sud soufflait fort et la mer rentrait déjà avec des creux de 2 mètres. Le voilier avait dérivé au delà de la zone de mouillage. Nous avons dû intervenir à la nage. J’étais accompagné d’Eric Deferrari. Pendant qu’il se chargeait de sectionner la ligne de balisage, j’ai réussi à monter à bord du voilier pour apporter la remorque et me maintenir accroché au mât tout en “faisant le drapeau” ballotté de droite à gauche.
L’intervention était périlleuse, mais nous avons pu sauver le bateau.
Une intervention m’a particulièrement marqué. Nous sommes intervenus ce jour-là pour porter secours à un plaisancier

grièvement blessé sur une vedette. Il avait glissé en passant par-dessus le balcon de son bateau. Sa jambe était restée coincée et il  souffrait d’une fracture ouverte avec une grosse hémorragie. La prise en charge a été longue et compliquée avant que nous puissions ramener la victime au port du Brusc où une équipe du SAMU l’attendait pour prendre le relais.” Jean-Sébastien RICHER – Sauveteur Nageur de Bord – Formateur national SNB1