SAUVETAGE – VEDETTE DE 14 METRES VICTIME D’UNE VOIE D’EAU

Lundi 8 juillet à 16h48, les deux moyens d’intervention de la SNSM Bandol sont engagés par le CROSSMed pour porter secours à une vedette de 14 mètres avec 2 personnes à bord.

La  vedette, victime d’une voie d’eau et en panne de propulsion, dérive dangereusement vers les rochers près de la Coudoulière à Sanary.
L’équipage du semi-rigide d’intervention SNS 665 arrivé le premier sur zone, monte à bord et constate que la rupture d’une durite du circuit de refroidissement est à l’origine de la voie d’eau dans la cale moteurs. La voie d’eau est stoppée.
Les moteurs en surchauffe se sont mis en sécurité et le navire n’est plus manoeuvrant.

La vedette “Saint Elme II” arrive également sur zone et une remorque est passée.
Le navire sera remorqué vers le port des Embiez où il sera pris à couple avant d’être amarré en sécurité.

Photos : Cédric Thomas

 

Équipage vedette :
Bruno Mouchet (patron), Max Blot, Jean Philippe Toujas, Stéphanie Hervé, Cédric Thomas 

Equipage semi-rigide :
Jean Sébastien Richer 
Dominique Hervé

Bilan de l’opération : 1 navire ramené à bon port et 2 personnes secourues

 

LES MEDIAS AU SECOURS DE LA SNSM – LA PRISE DE CONSCIENCE SUR LA RÉALITÉ DU SAUVETAGE EN MER

Une situation inédite

Rendez-vous compte, c’est à 8000 bénévoles qu’on a confié le sauvetage de vies humaines en mer.
8000 bénévoles mais professionnels par le haut niveau de qualification obtenu par l’expérience et surtout par une formation continue et des entrainements poussés. 8000 bénévoles a qui on demande, de surcroît, de prendre en charge et d’assurer le financement de leurs moyens d’intervention et de leurs équipements.

Vous pensez que c’est impossible, que ces informations sont forcément erronées. 
Et pourtant c’est la réalité du Sauvetage en Mer dans notre pays.

Ces hommes et ces femmes, bénévoles,  qui n’hésitent pas à prendre la mer 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, quelles que soient les conditions météo, pour aller porter secours à des personnes en difficultés, qu’ils soient marins professionnels, plaisanciers ou simples baigneurs sur les plages, ne demandent rien  à titre personnel, ils veulent seulement pouvoir le faire dans les meilleures conditions de sécurité, pour eux-mêmes comme pour les victimes à qui ils partent porter assistance.

Alors doivent-ils, au delà de leur engagement de sauveteur en mer, aller quémander pour pouvoir effectuer correctement les missions qui leur sont confiées.
La réponse est évidemment NON.

Il y a un avant et un après

Jusqu’à maintenant, on pouvait imaginer que le public n’était pas suffisamment informé. Ils étaient nombreux ceux qui étaient encore persuadés, malgré de nombreuses campagnes d’informations, que la SNSM était un corps d’état, au même titre que les pompiers ou d’autres unités de la gendarmerie dédiées au sauvetage en montagne par exemple.  Et bien non, il faut le redire sans cesse, les Sauveteurs en Mer de la SNSM sont tous bénévoles. Ils ne perçoivent strictement rien pour accomplir leur mission.

Il aura fallu ce drame affreux des Sables d’Olonne et que tous les médias,  au delà de l’information que constitue la disparition tragique de ces trois hommes valeureux, s’emparent de l’affaire et décident de mettre en lumière ce à quoi nous sommes confrontés, presse écrite, télés, radios, réseaux sociaux, tous, à coup d’interviews et de reportages, pour qu’enfin plus personne  ne puisse ignorer la situation du sauvetage en mer dans notre pays.

A quoi faut-il faire face

Le budget de la SNSM s’élève pour 2019 à 32 millions d’euros .
L’état qui dans un passé lointain prenait à sa charge environ 50% des besoins sous forme de subventions, avait progressivement réduit sa participation pour atteindre seulement 8% depuis une dizaine d’années avant de remonter pour atteindre 20% en 2018, soit un peu plus de 6 millions d’euros.
La SNSM qui ne compte que 85 salariés pour 8000 bénévoles doit déployer une énergie considérable pour ramener les 26 millions d’euros que représentent les 80% de financement manquants.
Les sources de financement privé sont diverses, mécénat, entreprises impliquées, particuliers divers, plaisanciers, professionnels  de la mer. 
La flotte vieillissante oblige aujourd’hui à lancer la construction de 70 nouveaux bateaux, dont 40 canots tout temps,  pour un coût unitaire moyen de 1,5 Mio €. 
Cela représente un investissement considérable qui a commencé à être  provisionné depuis plusieurs années. 
Les autres postes importants sont les équipements, les formations des sauveteurs, l’entretien des bateaux

Les solutions

donnait les grandes lignes de ce que pourraient être les sources à venir de ce financement.
Il était pointé du doigt la faible mobilisation des plaisanciers pour aider les Sauveteurs en Mer, avec seulement 12% de propriétaires de bateaux qui font un don.
Si nous mettons en perspective les 950 000 bateaux immatriculés en France au 31 aout 2016 avec les 110 000 plaisanciers donateurs (dont seulement 50 000 contribuent de façon régulière), on voit bien qu’il y a un sérieux problème.
Que 88 % des plaisanciers (activité de loisirs) ferment les yeux sur les difficultés que rencontrent ceux qui sont censés les secourir et les sauver est profondément dérangeant.

On le voit bien, si l’ensemble des 950 000 propriétaires de bateaux immatriculés faisaient un don annuel de 30 euros, défiscalisés à 66%, soit l’équivalent d’une place de cinéma, le problème du financement de la SNSM serait résolu.

Alors faut-il instaurer une nouvelle taxe aux usagers de la mer comme le préconisent certains ?

Plutôt que créer une nouvelle taxe, pourquoi ne pas réaffecter des recettes déjà existantes ?. Les gros bateaux de plus de 7 mètres sont soumis à un droit annuel de francisation (DAFN), qui rapporte chaque année plus de 50 millions d’euros à l’Etat. Sur cette somme, 37 millions sont consacrés à la préservation du littoral. Il reste 13 millions qui vont directement dans les caisses de l’Etat, alors pourquoi ne pas en reverser une bonne partie au sauvetage en mer qui est une mission régalienne de service public.
Et pourquoi pas une fiscalité même minime pour la délivrance des cartes de circulation des bateaux de moins de 7 m qui représentent près de 80% des bateaux immatriculés et qui ne sont assujettis à aucun droit de navigation.
Enfin, une taxe sur les assurances, serait aussi une solution à condition de la rendre obligatoire, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

 

SAUVETAGE – BATEAU A MOTEUR 4 PERSONNES A BORD VICTIME D’UNE VOIE D’EAU

Lundi 17 juin à 15h16, le CROSSMed reçoit un appel par GSM d’un bateau à moteur, à proximité du port de La Coudoulière, avec 4 personnes à bord qui demande assistance suite à une voie d’eau.
Après diffusion d’un MAYDAY RELAY sur le canal 16 de la VHF, les deux moyens nautiques de La SNSM Bandol sont engagés sur l’opération. Il est 15h25.

Le Semi-Rigide arrive le premier sur zone et l’équipage s’occupe immédiatement de chercher l’origine de la voie d’eau en inspectant la coque, puis détermine son origine due à la rupture d’une durite dans la cale moteur. L’entrée d’eau est stoppée.

Entre-temps, la vedette arrivée sur les lieux prépare la prise à couple du bateau qui sera acheminé et mis en sécurité avec son équipage au port de La Coudoulière. Il est 16h20

Les 2 moyens nautiques retournent vers le Port de Bandol. Arrivée à quai à 17h19. Fin de l’opération.

Bilan de l’opération :  1 bateau ramené à bon port et 4 personnes secourues

Equipage Vedette : David Amico (Patron), Jean-luc Cercio, Pierre Paoli, Christian Gicquel
Equipage Semi-rigide : Eric Deferrari, Jean-Philippe Toujas

Photo : Pierre Paoli
Vidéo : Christian Gicquel


 

SAUVETAGE – VOILIER VICTIME D’UNE VOIE D’EAU DANS LE SUD DU CAP SICIÉ

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Dimanche 16 juin à 10h57 le CROSSMed engage les 2 moyens nautiques de la station SNSM de Bandol pour porter secours et assistance à un voilier en difficulté avec 6 personnes à bord à 6,5 milles dans le Sud Sud-Ouest du Cap Sicié.

Arrivé sur zone l’équipage est en présence un voilier de 19 mètres (62 pieds) présentant une voie d’eau, en panne d’électricité et de propulsion. L’enrouleur du génois est coincé.
L’équipe montée à bord, s’assure que tout le monde va bien à bord et est en sécurité, colmate et étale la voie d’eau provenant d’un hublot de la cabine avant bâbord et prépare le remorquage vers le port de Bandol.
En approche du port, la tentative de relever la quille en mode manuel s’avère infructueuse – le voilier présente un tirant d’eau de 4m50 et ne peut pas entrer dans le port de Bandol.

Après concertation avec le skipper du voilier, la décision est prise de rallier en remorque le port de La Ciotat, plus adapté compte tenu des circonstances, où le voilier sera pris à couple pour l’accostage puis amarré en sécurité avec les 6 personnes à bord.

Fin de l’opération à La Ciotat à 15h. Les 2 moyens nautiques et leur équipage regagnent le port de Bandol.

Bilan de l’opération : 1 navire ramené à bon port et 6 personnes secourues

Equipage Vedette : Bruno Mouchet (Patron), Jean-Luc Cercio, Max Blot, Stéphanie Hervé, Dominique Hervé, Jean-Philippe Toujas
Equipage semi-rigide : Karl Ardeneus, Jean-Noël Huvelle, Jean-Seb Richer

Photos & Vidéo : Jean-Luc Cercio